La structure du cerveau
Notre cerveau est un système complexe non seulement à cause du nombre très élevé d’éléments et d’interactions entre ces éléments, mais aussi à cause de son organisation à la fois hiérarchique et en réseaux, à différents niveaux, avec des boucles imbriquées.
Notre cerveau est constitué d’environ 100 milliards de cellules nerveuses ou neurones. Chaque neurone est connecté à environ 10000 autres neurones. La communication entre cellules est à la fois électrique et chimique. Les deux types de communication sont très liés et le fonctionnement de l’un a un impact sur l’autre.
Les rythmes du cerveau
Les neurones communiquent entre eux selon différentes fréquences mesurées en Hertz, ou cycles par seconde. A tout instant, des ensembles de neurones se synchronisent dans les différents rythmes mais selon l’activité dans laquelle on est engagé, le rythme dominant est différent. La fréquence dominante du sommeil lent est différente de celle d’une activité physique ou mentale. A certaines bandes de fréquences, on peut associer une activité type mais il n’y a pas une correspondance unique.
La dynamique du cerveau
Notre cerveau se modifie en permanence. Ces changements sont dus aux interactions avec l’environnement extérieur ou à des activités internes à l’organisme. Toute action, toute perception a un impact sur l’organisation de notre cerveau. Tout changement, même local, a des répercussions locales mais aussi à longue distance dans notre cerveau et notre corps tout entier.
En perpétuelle réorganisation, le cerveau est un système dynamique non linéaire. La non linéarité provient de l’existence de seuils. Un neurone n’est excité que si un certain niveau d’excitation provenant d’autres neurones est dépassé, et ce neurone à son tour enverra une impulsion aux neurones auxquels il est connecté. De cette non linéarité résulte une caractéristique essentielle, la non prédictibilité. Les effets d’un changement ne peuvent pas être anticipés. Il n’y a pas une relation de cause à effet unique et calculable.
Anticipation et détection de différences
Nous sommes en permanence guidés par des buts, la plupart inconscients. Ce sont ces buts, ces intentions qui donnent un sens au contexte dans lequel nous évoluons. Notre cerveau sélectionne dans l’environnement les informations dont il a besoin pour atteindre un but.
Le cerveau anticipe sur ses actions et sur les résultats de ses actions. Il peut anticiper grâce aux expériences qu’il a vécues et mémorisées. Le cerveau compare ce qu’il attendait avec ce qu’il perçoit. Si une différence existe, le cerveau évalue l’information et cherche à savoir avant tout s'il s’agit d’une menace et agit en conséquence.
Apprentissage
En l'absence de toute menace, le cerveau prend en compte l'information qui lui a été fournie, modifie ses connexions synaptiques, en particulier celles des neurones inhibiteurs qui se trouvent renforcées et qui contribuent ainsi à une meilleure régulation dynamique du cerveau.
Pour en savoir un peu plus
Deux grandes classes de neurones
Il existe dans notre cerveau deux grandes classes de neurones : les neurones excitateurs, qui activent les neurones suivants, et les neurones inhibiteurs, qui freinent l’activité des neurones excitateurs. Des expériences récentes montrent qu’un cerveau fonctionne normalement lorsqu’il existe un certain rapport de force entre les deux classes de neurones. Ce rapport est maintenu constant par des mécanismes régulateurs. Mais ceux-ci peuvent eux-mêmes se dérégler, provoquant ainsi des troubles plus ou moins importants.
Zone de viabilité et mécanismes régulateurs
De même qu’il existe une « zone de viabilité » pour la température du corps ou le taux de sucre dans le sang, ce rapport de force entre neurones correspond à la zone de viabilité du cerveau. Le rôle de NeuroCARE® est d’informer le cerveau qu’il est en train de sortir de sa zone de viabilité. C’est le rôle de l’interruption, seule information fournie au cerveau par NeuroCARE®.
L’interruption est un mécanisme simple. Il est efficace car, même si le cerveau est l’organe le plus complexe qui soit, ses mécanismes de base sont eux-mêmes simples. Le cerveau ne servirait pas à grand-chose s’il ne savait pas mémoriser les événements et les émotions qui leur sont associées. La mémorisation de ces événements se fait en modifiant l’efficacité des synapses.
L’efficacité d’une synapse se traduit par le fait qu’elle peut réduire ou amplifier le signal provenant du neurone précédent. L’efficacité de nos synapses varie en permanence en fonction d’événements externes ou internes.
Pour qu’il y ait modification suivie de mémorisation, le seul mécanisme disponible biologiquement est l’arrivée simultanée sur un même neurone de deux signaux. Dans ce cas, l’efficacité de la synapse la plus faible est renforcée. Pour qu’il y ait mémorisation, il faut qu’il y ait répétition de ces coïncidences, et dans ce cas, de nouvelles protéines permettent d’augmenter la taille de la synapse. Cette détection de coïncidence s’effectue au niveau non conscient.